Délivrée à Mme la député-maire de Pau, le 19 janvier 2010
1. Primes à l’isolation :
La Ville et ses communes associées pourraient favoriser la rénovation énergétique des logements anciens. Ainsi, le conseil municipal voterait une aide à la rénovation énergétique des logements privés destinée aux propriétaires occupants qui ont des ressources inférieures aux plafonds du prêt à taux zéro (exemple à Lille : 40 488 € par an pour une famille de type couple + 2 enfants, soit approximativement 3 750 € par mois), et aux propriétaires qui louent leurs logements à des loyers conventionnés inférieurs au marché. Cette nouvelle aide pourrait être, comme à Lille, de 15% si les travaux réalisés permettent un gain énergétique par rapport à l'existant, et de 25% s'ils permettent d'atteindre le niveau du label "basse consommation Effinergie Rénovation". La subvention est soumise à la réalisation d'un diagnostic de performance énergétique (DPE) ou d'un audit thermique préalable, également subventionné. Pour aider les propriétaires occupants et les propriétaires bailleurs à rénover durablement leur habitat et à lutter contre l’insalubrité, en complément d’aides de l’Etat, la Région, l’ADEME, LMCU…, la Ville pourrait mettre en place 7 types d’aides et de primes :
1. Aide «sortie d’insalubrité (mise aux normes des logements insalubres)»
2. Aide «Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH)»
3. Aide «isolation»
4. Aide «ravalement de façades»
5. Aide «végétalisation des façades»
6. Aide «énergies solaires»
7. Aide «récupération des eaux de pluie»
Informations complémentaires :
Brochure de la ville de Lille : aide au projet de rénovation de logement.
1 BIS. Primes à l’installation de panneaux solaires:
Prime à l’installation de panneaux solaires
Envisager une aide de la commune en abondement à la prime du Conseil Général pour l’installation de panneaux solaires certifié Qualibat (installation solaire de production d’eau chaude ou chauffage solaire ).
2. La prime au vélo :
La municipalité pourrait pousser ses habitants à pédaler électrique ou, pour les plus paresseux d’entre eux, à acheter un scooter électrique, entrant ainsi également en guerre contre les deux roues à moteur et leur nuisances sonores. A Aix-les-Bains par exemple : 250 € de prime pour un vélo, 400 pour un scooter électrique. Cela faciliterait et diminuerait les coûts du déplacement des jeunes et des retraités.
3. Les cirques sans animaux :
Il nous semble important de s’opposer à la présence des animaux dans les cirques tant moralement que scientifiquement. D’après les connaissances actuelles en éthologie et en science vétérinaire, les animaux sauvages dans les cirques ne pourront jamais bénéficier d’un mode de vie en adéquation avec leur espèce. L’objectif étant de faire appliquer et évoluer la législation relative au bien-être des animaux.
Les exigences particulières des espèces sauvages en captivité ont été reconnues dans la Directive européenne sur les zoos et dans la législation qui a suivi dans les Etats membres. 3 catégories d’animaux doivent être exclus des cirques : les animaux d’espèces menacées d’extinction (grands singes, éléphants d’Afrique et d’Asie, tigres), les animaux pour lesquels les exigences des critères du bien-être ne peuvent pas être satisfaites (girafes, hippopotames, rhinocéros, babouins, primates, léopards, ours, otaries et dauphins), et les animaux ne pouvant être dressés sans recours à la force ou à une autre forme de pratique cruelle.
Et dans le monde, certains pays ont déjà légiféré en faveur des animaux des cirques : Australie, Autriche, Belgique, Canada, Costa Rica, Danemark, Finlande, Inde, Norvège, Nouvelle-Zélande, Singapour, Suède et Suisse.
Il est grand temps que la France donne suite elle aussi, en se dotant d’une législation significative sur le bien-être des animaux des cirques et se mette en phase avec l’évolution écologique des mentalités, et pour cela les municipalités peuvent faire pression, comme l’a fait Dominique Voynet à Montreuil, en excluant les cirques avec animaux.
4. Le transport aérien par câble :
Exemples de trajets :
XIV juillet, Rue Carnot, Gare – Palais Beaumont
Le transport aérien par câble n’est pas une technologie nouvelle, mais plusieurs arguments plaisent en sa valeur et pas seulement dans les régions montagneuses.
L’idée est plutôt séduisante d’imaginer des télécabines suspendues à plus de 4m de hauteur en ville, laissant le sol libre aux piétons, parcs et jardins.
Une association d’information et de défense du tramway aérien existe « Le chaînon manquant », et elle entend bien donner toute sa place au transport par câble (TC) dans la panoplie des modes de transports.
Coût des infrastructures : Question coût d’installation d’abord, le TC reviendrait à 5 à 7 M€ par km, contre 20 à 50 M€ pour le tramway qui nécessite une lourde infrastructure. Pour ce dernier, l’installation s’étale généralement sur plusieurs années, induisant des perturbations importantes sur les routes pour l’installation des rails (déplacement des réseaux d’eau, de téléphone, d’électricité…). Quelques mois suffisent à installer une ligne de TC sans entraver la chaussée.
Consommation d’électricité : De plus, dans un contexte de crise contraignant à la sobriété énergétique, le TC se place ici en première position (après la marche à pied et le vélo). Un tram aérien consomme 4 fois moins d’énergie qu’un tram au sol. Côté confort, l’idée d’une cabine de 8 ou 10 places assises n’est pas désagréable comparée à l’expérience de circuler debout dans un tram ou bus bondé. Avec une télécabine toutes les 30 secondes, un débit peut garantir 4800 personnes par heure, à adapter en fonction des besoins de la ville et des horaires. Seul ombre du tableau, le TC ne sait pas prendre de virages ! Pour changer de direction, des gares au sol sont nécessaires.
Répercutions nationales : Cagnes-sur-mer projette déjà d’utiliser cette installation pour relier ville haute et ville basse (comme ici la gare par exemple). Rodez et Namur en Belgique s’y intéressent aussi ainsi que toute l’agglo de la baie de Seine vers Honfleur.
Située à proximité d’une zone montagneuse, la résonance pyrénéenne ferait de Pau une ville tout-à-fait originale.
5. Les cantines bios :
Un programme « Manger bio à Pau » introduisant des aliments issus de l’agriculture biologique dans les cantines de la ville. En PACA, il fut initié en 2004 pour associé les agriculteurs et établissements scolaires et du personnel des collectivités afin qu’un repas bio soit servi chaque mois aux demi-pensionnaires. Le surcoût par rapport à un repas classique (de 0.80€ à 1.50 € selon la qualité des produits) serait pris en charge par la municipalité pour ne pas augmenter le coût du ticket de cantine.
6. Les paniers de Noël vers une éthique de l’alimentation :
Remplacer le foie gras par un bon pâté bio dans les paniers aux personnes âgées, ou les repas de fin d’année. En tant que collectivité consommatrice, nous pourrions nous déterminer à mettre de l’éthique dans l’assiette de tous, et constatant que les souffrances infligées aux canards et aux oies par le gavage, (qui contrairement à l’engraissement naturel d’un oiseau qui reste modéré avant une migration pour ne pas s’alourdir et garder une bonne santé pour le vol, accumule les graisses dans le foie et non les tissus périphériques par l’excès de quantités ingérées de force) n’existent que pour procurer du plaisir à notre palais, et refuser d’acheter et de faire publicité de ces foies malades d’animaux torturés.
L’institut technique de l’Aviculture ITAVI constate même que les quantités ingérées en gavage sont telles que si on arrête de le forcer à manger « l’animal refuse simplement de s’alimenter pendant une quinzaine de jours. » JC Blum à l’INRA « Caractéristiques anatomiques, physiologiques et biochimiques en relation avec la formation de foie gras chez les palmipèdes » dans « Le point sur les facteurs de réussite du gavage ».
Un fascicule d’information pourrait être joint au pâté biologique pour expliquer notre démarche au public concerné.
Documentation : Livret « Le foie gras, mythes et réalité… » Publié par le L214 en mars 2009.
7. Le Trophée des Œufs d'Or :
Récompense depuis 2007 les institutions et entreprises qui s’engagent en faveur d’un meilleur respect des poules pondeuses, en s’approvisionnant en œufs issus d’élevages en plein air ou au sol, plus respectueux des conditions de vie naturelles des poules. Ce prix est remis par la PMAF, représentant en France de Compassion In World Farming, l’ONG internationale de protection des animaux en élevage.
Le trophée des œufs d’or s’inscrit dans une mission de politique alimentaire, dont l’objectif est de récompenser et d’accompagner les acteurs économiques dans leurs efforts en matière de bien-être des animaux de ferme.
Selon une enquête de l’institut Harris (2007), les consommateurs considèrent que les œufs de plein air sont de meilleure qualité, plus naturels et plus riches en goût que les œufs provenant d’élevages en cage.
Recevoir un Trophée des Œufs d’Or permettrait à collectivité d’afficher un partenariat avec une ONG reconnue, et de valoriser son éthique, celle de nos fournisseurs et du choix de nos ingrédients.
Parmi les lauréats figurent comme institutions entre autres : le parlement européen et la ville de Londres pour leur service de restauration.
Nous pourrions nous prévaloir de cette politique alimentaire attentive au bien être animal pour les restaurant du personnel et la restauration scolaire.
Documentation : Brochure « Le trophée des Œufs d’Or ».
8. Une voiture de fonction à air comprimé :
Rouler à l’air pour les voitures de fonction de la ville. Exemple, la société MDI étant en train de finaliser leurs voitures à air comprimé. Les premiers véhicules sont produits à Carros, près de Nice. La One Cat, plus petit modèle de la série, une 3 places, pèse seulement 350 kg et coûte environ 3500 €. Ce véhicule roule grâce à de l’air stocké dans une bouteille à 300 bars. Un moteur biénergie permet aussi d’accroître l’autonomie du véhicule, en rechargeant les bouteilles d’air comprimé pendant le trajet. Par recharge, la MiniCats peut parcourir environ 150 km en ville, et rejette moins de 60g de CO2/km. La recharge se fait en station d’air en 3 minutes.
9. Police à cheval :
Les Brigades équestres : groupe d'agents spécialisés habilités à effectuer des missions de sécurité et de surveillance à cheval.
Chevaux de la police montée Canadienne, horse guards au service de la Reine d'Angleterre, patrol horses aux Etats-Unis … nombreux sont les représentants de la race équine au service de la sécurité des populations. En France, le cheval est de plus en plus utilisé par la gendarmerie, la police ou l'Office national des forêts, en ville ou en zone rurale. Ses missions vont de la médiation dans certains quartiers sensibles à la surveillance d'espaces protégés en passant par la prévention et l'information. Le cheval, de part sa haute stature, impressionne et impose un certain respect. Mais joue également un rôle essentiel de médiateur, facilitant les contacts entre la population et les brigades municipales. " Avec les jeunes, en particulier, c'est un très bon moyen d'engager la discussion. Un homme en uniforme à cheval a de plus l'avantage de jouir d'emblée d'une image d'autorité."
A Tarbes : Après de longs mois de préparation et de formalités, Bernard ESCORBIAC, adjoint au Maire chargé de la sécurité, et Jacques ARROUDET, chef de service de la police municipale, sont parvenus à créer, en juin 2004, la brigade équestre de la police municipale.
L'objectif est simple: rapprocher le citoyen du policier. Les missions restent pourtant les mêmes pour les policiers municipaux: prévention, dissuasion, répression. Pour les responsables, " le cheval génère un contact que le policier à moto ne peut créer. Le cheval attire par son apparence les jeunes et aussi les anciens qui ont déjà des références dans leur tête. Cela doit les rapprocher des policiers municipaux qui assument un travail de proximité. "
Le choix du Mérens
La création de cette brigade équestre est la résultante d'une longue réflexion, prolongée par un partenariat, entre la municipalité et le Haras national de TARBES.
Bernard VIAQUE, technicien supérieur des Haras nationaux, justifie le choix des Mérens : " Le cheval de Mérens est un cheval calme et placide, qui rassure. Cela constitue un facteur particulièrement important en milieu urbain. De plus, il s'agit d'un cheval pyrénéen. "
La brigade équestre est actuellement - et ce n'est qu'un début - constituée de trois policiers: deux hommes et une femme. Ces policiers ont reçu une formation spécifique de cavalier, qu'ils valorisent quotidiennement sur trois hongres. Ils sont enchantés de leurs montures, qui ont aussi défilé lors de l'inauguration des fêtes de TARBES, en attendant le festival Equestria.
L’objectif de cette opération est de changer l’image de la police. On ne voit plus dans l’uniforme que la répression. Alors que le rôle est d’abord de protéger les personnes, la répression venant après. Avec l’animal, on aborde le côté discipline, le respect ; une façon de souligner auprès des jeunes, qu’avec les adultes c’est pareil. L’adjoint en Charge de la sécurité publique à Tarbes, s’est dit ravi de ce projet qui donne une autre image de la police de proximité, celle que l’on voit. Le cheval et le chien sont les animaux qui créent le plus de liens. Dans les quartiers, quand le cavalier passe, les gens s’approchent. C’est l’uniforme qu’on valorise.
Les jeunes des quartiers difficiles se rapprocheraient de la police municipale par le biais de la brigade équestre, et au-delà les amènerait à réfléchir sur des valeurs comme la discipline, l’écoute, le partage et le respect. D’ailleurs à Tarbes, les ados se sont découvert une passion, et des gens passionné par le cheval et la demande de stages d’apprentissage a redémarré. L’image commence à changer.
De plus, cette démarche accompagnerait la symbolique de la ville de Pau en matière d’équitation.
Documentation : Cahier de la brigade montée.
10. Production du biogaz :
Développer une énergie propre, quasi inépuisable tout en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre, c’est possible grâce au biogaz et à la méthanisation, un procédé connu depuis la fin du XIXème siècle et qui pourrait devenir l’énergie phare de demain.
Ce biogaz est produit à l’état naturel chaque fois que de la matière organique fermente en digestion sans oxygène. Il se dégage dans les décharges, les stations d’épuration, les exploitations agricoles ou encore l’estomac. Sachant qu’à la tonne, le méthane rejeté dans l’atmosphère est 25 fois plus nocif pour le changement climatique que le CO2. La parade jusqu’alors est une combustion du méthane en CO2, mais aujourd’hui les crises gazières et pétrolières orientent désormais les opérateurs énergétiques vers le biogaz.
La France n’est que 5ème derrière l’Allemagne, le RU, l’Italie et l’Espagne, alors que nos 300 millions de tonnes de lisiers chaque année nous permettraient de devenir les plus gros producteurs de biogaz. La faute aux politiques énergétiques passées et présentes privilégiant le nucléaire ! EDF a pourtant augmenté en 2006 son prix de rachat de l’électricité issue du biogaz : 14cts d’euro/kWh pour 7 avant cette date.
Pour les collectivités, des impératifs de taille nécessitent du temps et de la pédagogie : le tri des déchets en amont, chez l’habitant (des déchets organiques). Quelques villes françaises se sont lancées dans l’aventure de la méthanisation à grande échelle et la dynamique semble enclenchée. 60 installations de méthanisation de boues urbaines, 30 unités de valorisation du gaz de décharge, 6 usines de méthanisation de déchets municipaux.
Des exemples de fonctionnement, internes ou autres avec biogaz :
Amiens : 85 000 tonnes de déchets/an, biogaz valorisé en vapeur haute pression par des industries voisines.
Montpellier : Usine agglomération, la plus grosse d’Europe : 203 000 tonnes de déchets/an pour production d’électricité et de chaleur de 30 000 MW.
Lille : CVO (Centre de Valorisation Organique) du projet de Biogasmax pour les biogaz en matière de transport urbain. Résultat : 34 000 tonnes de compost : économie de 4 M de litres de diesel pour 150 bus roulant au biogaz et l’objectif 100 % de transports en commun propres en 2011.
Ici, avec le biogaz, écologie et rentabilité semblent faire bon ménage.
Si la production par traitement de déchets ou station d’épuration est suffisante, et le projet rentable, l’alternative du biogaz reste un choix politique.
11. Cartes de pollution sur la ville :
Comme à Paris, Lyon est Marseille, une carte en couleur présente les différents niveaux de pollution au dioxyde d’azote produit par les véhicules. Cette carte est la synthèse des mesures réalisées par 303 capteurs en 4 ans, répartis dans toute la ville.
Une carte impressionnante à l’échelle des rues où le rouge pourrait bien dominer largement, signe de dépassement de la valeur limite qui deviendra la norme en 2010.
Nous demanderions ainsi que ces éléments soient mieux intégrés dans le futur Plan de Déplacement Urbain, accompagnant ainsi notre politique actuelle sur les déplacements, et les choix d’aménagements de la ville.
12. Publicité et pollution visuelle :
Diminuer les panneaux 4X3 en ville et aux entrées de la ville.
On aimerait que les organisations qui constituent par leur ensemble la société fassent preuve d’un certain sens de la citoyenneté. Ce débat préoccupe de plus en plus les français et constitue une question de philosophie du droit à savoir que l’espace public est envahi et littéralement parasité par l’espace privé que constituent les panneaux publicitaires. Il est à déplorer dès lors la légitimité de ce qu’il faut appeler une appropriation de l’espace public.
Et il est difficile de ne pas reconnaître que cette contestation apparait elle-même tout à fait légitime. Car le sujet est particulièrement grave. Il s’agit de la captation de l’attention des consommateurs, de la sollicitation invasive, insidieuse, permanente et littéralement accaparante de leurs facultés sensibles et intellectuelles, par toutes sortes de voies qui n’hésitent pas à pratiquer non seulement la sollicitation sensationnelle, mais la convocation des comportements réflexes les plus pulsionnels. Il en résulte une dégradation insupportable de l’espace public, en particulier dans les zones urbaines les moins bien loties, et qui donne une image de plus en plus lamentable de notre société, en particulier auprès des enfants que l’on accuse ensuite assez hypocritement et très injustement de manquer d’attention pour leurs proches et leurs prochains.
Prônons une publicité raisonnable. C’est une attitude sociale exemplaire, et incontestablement courageuse, dans un monde qui ne cesse d’encourager l’excès. Rappelons-nous : « Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous » [Gandhi].
Plus généralement il faut sortir de la société production/consommation /déjection pour aller vers une société de sobriété, passant par la durabilité des objets, la fabrication dans un objectif de services et pour satisfaire le besoin de propriété privée (ex : véhicule en leasing ou en propriété partagée ) et le recyclage. La conception de ces nouveaux éco-objets est un marché potentiel pour les industriels dans le cadre d’une politique de croissance verte.
Il s’agit d’une remise en cause complète des schémas publicitaire actuels axés vers l’hyperconsommation/déjection.
13. Une journée par semaine végétarienne :
Depuis sa création en 1988, le GIEC1 s’est consacré à préciser les dangers de l’évolution climatique actuelle, en mettant l’accent sur les facteurs humains à la source des modifications du climat.
L’utilisation abusive des énergies fossiles est légitimement mise en cause. La « taxe carbone » prévoit ainsi de modifier le comportement des Français dans un sens plus vertueux.
Malheureusement, le facteur « alimentation » est rarement pris en compte dans les débats, alors qu’il constitue un formidable levier pour alléger notre facture climatique.
Cela s’explique par le fait que la production de nourriture requiert énormément d’énergie et relâche une quantité considérable de gaz à effet de serre. Et, dans cette catégorie, la production de nourriture carnée et de sous-produits animaux est extrêmement dépensière, gaspilleuse et polluante.
Nous souhaitons donc attirer votre attention sur cette réalité : réduire la consommation de viande et autres produits et sous-produits animaux est une façon très efficace de lutter contre le réchauffement climatique.
Cette réalité est mise en évidence dans les annexes attachées à ce courrier.
A titre d’exemple, si 2 millions de parisiens mangeaient 100 % végétal 1 jour par semaine, cela aurait le même impact qu’enlever près de 180 000 véhicules de la circulation.
Nous espérerons par conséquent que soit lancé pour la ville de Pau le programme d’une journée végétarienne par semaine dans toutes les structures de restauration collective.
- Actuellement, les cantines scolaires de Paris IIème appliquent ce choix2.
- La ville de Gand, en Belgique, a été l’initiatrice en mai 2009 d’une journée végétarienne par semaine et plusieurs autres villes de Belgique vont suivre3.
- Le Président du GIEC, Rajendra Pachauri, s’est clairement exprimé en faveur de cette option4.
Nous espérons que Pau soit la ville-pionnière d’une journée végétarienne par semaine en France.
Informations sur : www.alimentation-responsable.com
14. Réduction des déchets à la source :
Trop de plaquettes publicitaires et de journaux d'information envoi des dossiers séminaire par internet seul les présents les imprimeront
15. Produits d’entretien en conseil d’école :
Retour de conseil d'école les appels d'offres produits entretien : avant : un seul produit polyvalent économie de conditionnement. Aujourd'hui différents produits spécifiques : résultat trop de conditionnements
16. La géothermie de profondeur :
A l'heure où nous savons tous que les énergies fossiles ne représentent plus la source de nos besoins futurs, où les énergies renouvelables sont et seront de plus en plus sollicitées, il en existe une qui présente l'assurance d'être inépuisable et indépendante de tous aléas climatiques, c'est la géothermie, c'est à dire d'aller chercher l'énergie sous nos pieds, quelque soit le lieu ou nous nous trouvons sur terre... c'est juste une question de profondeur..
Il existe 3 sortes de géothermie :
* la géothermie peu profonde à basse température ;
* la géothermie profonde à haute température ;
* la géothermie très profonde à très haute température.
La géothermie très profonde à très haute température permet d'alimenter en vapeur des centrales de production électrique. Il en existe peu dans le monde, mais très performantes.
En urbanisme, celle qui est le mieux adaptée pour des raisons de simplicité technique (donc de coût) de facilité de mise en œuvre et d'efficacité est la géothermie profonde à haute température. On parle alors de « géothermie basse énergie » lorsque le forage permet d'atteindre une température de l'eau entre 30 °C et 100 °C dans des gisements situés entre 1500 et 2500 m de profondeur. Cette technologie est utilisée principalement pour le chauffage urbain collectif par réseau de chaleur, ce qui nous intéresse, et certaines applications industrielles.
En France, où la priorité a été donnée au nucléaire, la société Géochaleur créée par la Délégation aux Energies Nouvelles du Ministère de l’Industrie en 1978 et de l’UNHLM pour assister les maîtres d’ouvrage en géothermie, a finalement rapidement disparu faute de soutien budgétaire et politique, ainsi que l’IMRG (Institut Mixte de Recherche sur la Géothermie) créé plus tard à l’initiative du BRGM et de l’AFME, mais l’obligation d’économie d’énergie qui accompagne la
souplesse des échanges de certificats pourrait redonner un intérêt à la Géothermie, considérée comme déjà rentable par la Commission Énergie. Néanmoins pour augmenter leur part d’énergie renouvelable dans leur bouquet énergétique, de grandes collectivités se réintéressent à la géothermie, dont l’Ile de France qui avec l'Ademe à ouvert en 2009 un nouveau forage (dans la nappe du Dogger (57° C), à un point situé au nord-est de Paris, près de la porte d’Aubervilliers) qui doit chauffer plus d’un million de m2 de logements, bureaux et commerces. 54 forages avaient déjà été réalisés dans les années 1980, dont 34 étant encore actifs en 2009. D'autres devraient être creusés à 1.800 mètres.
A Pau, l'émergence de nouveaux quartiers nous offre l'opportunité de mettre en oeuvre une politique énergétique exemplaire sur la notion de développement durable. Le quartier de "la porte des gaves" ainsi que toute la zone située entre la route de Morlaàs et la rocade Est sont des nouvelles zones promises à urbanisation et se doivent d'être irrigués par des réseaux de chaleur issus de la géothermie de profondeur.
Nous avons chez nous les mineurs et les foreurs les plus performants du monde... il semblerait logique de leur ouvrir la porte de la reconversion dans la continuité, l'opportunité de se refaire une petite virginité vis à vis de notre pauvre planète... A nous de leur passer commande... vVcteur rêvé de communication réussie.
Pour l'habitat social, l'habitat privé, les bâtiments communaux. Dans chaque rue passe le réseau de chaleur généré par la géothermie de profondeur et permet le branchement de chacun.
Mêmes techniques bioclimatiques pour les terrains adaptés des gens du voyage.
17. La reprise du Grand Prix:
Dans le cas d'une reprise du grand prix :
Reprise du grand prix conditionné à la participation exclusive de voitures propres (0 émissions GES) :
- tout électrique
- air comprimé
- pile à combustible
Le grand prix pourrait alors agir pour la promotion de la voiture propre auprès du public.
18. Un habitat adapté aux gens du voyage :
Promouvoir un habitat adapté à leur mode de vie avec les meilleures performances énergétiques.
Des solutions originales et adaptées à leur mode de vie pourraient être développées :
- mode de chauffage adapté à des absences longues et/ou répétées,
- récupération de l’eau de pluie à des fins sanitaires
- interconnexion habitat/caravane,
- etc…
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